Il ne peut dater l’origine de son envie de sculpter, depuis toujours il a besoin de « travailler la matière », cette envie se finalise dans la sculpture.
Pour préparer le concours de l’Ecole des Beaux Arts de Paris, il choisit les études de maquettiste où la sculpture est déjà enseignée. Il prépare et réussit la même année les concours des écoles Estienne, Olivier de Serre et des Beaux-Arts de Paris. Il choisit cette dernière pour la liberté qu’elle permet et travaille principalement dans l’atelier des professeurs Lebel et Maki. Diplôme obtenu en 1999.
2000 : il présente le concours de la Casa Vélasquez où il passe 2 ans.
Prix Georges Coulon (Europe)
2002 : lauréat du prix G Widenstein de l’Académie des Beaux –Arts.
Son oeuvre est en effet originale, par sa traduction de l’animal, une traduction presque directe. En grande affinité avec les animaux, il s’imprime de leur allure, de leurs mouvements. Il ne fait aucun croquis préalable et les traduit directement dans la terre, une mise en matière alors presque instinctive. Il se fait plaisir, joue avec la matière, fidèle simplement à sa mémoire, la morphologie de l’animal apparaît mais oh combien expressive ! l’animal brut, souvent même à taille réelle. impose sa présence,
A Brochard n’est en effet pas à l’aise avec les petits formats, s’ils existent c’est souvent en temps qu’esquisses.
Il utilise principalement une technique mise au point aux Beaux Arts de Paris. Ses sculptures, toutes pièces uniques, sont en sika, (résine et ciment) .La sculpture est réalisée en terre puis recouverte d’une peau en élastomère, le moulage ensuite est généralement long et laborieux, pénible. De ce fait il reste le seul, avec ses professeurs à utiliser cette méthode. Il démarre actuellement le travail du bronze.
La sculpture animalière représente pour Arnaud Brochard son ancrage sur la terre, mais parallèlement il développe des « sculptures blanches » lieux ou habitations où l’on peut laisser son esprit entrer, se glisser : son ancrage dans le rêve.
Les deux se rejoignent parfois, sa sculpture blanche de la Casa Vélasquez est devenue l’habitat, l’aire de jeux de chats.